Yrail – PA§2

Origine

Cela fait maintenant bien des générations que nous galopons derrière les Célérons, et bien plus encore que nous attendons le retour du Centaure afin qu’il prenne la tête de la Harde. En attendant son retour, la Cyntaf est descendue de cheval pour nous protéger…

Les anciens,  incapables de rester plus d’une heure à cheval, nous racontaient une partie de leur savoir, avant de partir pour Gaer Ectalis. Nous devons nous en souvenir à chaque instant de notre existence.

L’Yrail a toujours été désunie, car le vent n’est pas un enfant sage qui reste dans les girons de sa mère. Et pourtant, elle se leva d’une seule lance lorsque les esprits nous appelèrent, lorsque le Réunificateur vint! Nous sommes l’Yrail, nous avons dompté les Célérons, ces animaux que même le vent peine à rattraper. Nous avons combattu les guerriers de Tombelhiver, nous fûmes les premiers à entrer en Ventedru pour rendre cette terre aux chevaux et au vent, ces présomptueux chariotteurs qui croyaient dompter le vent … tout comme nous, il est imprévisible et meurtrier et nous le leur avons appris !

Notre harde rayonnait à travers la plaine. Grâce à notre Vaelrys respecté par la crainte qu’il inspirait à tous, golygydds comme habitants des Royaumes, tous se souviendront de l’Yrail ! Nous ne fûmes pas la Cyntaf, cachée dans Gaer Ectalis, nous fûmes les enfants du vent, les frères du réunificateur, le fléau des esprits ! Et à présent, l’Yrail a rejoint la danse de Betse dans les étoiles, pour que chaque golygydd n’oublie jamais ce que signifie réellement être un fils des plaines !

Il fallait me faire à cette idée. L’Yrail n’était plus. Vafrudnir, notre Vaelrys, et Nostha Khan, notre plentyn, étaient tous deux partis il y a près de vingt ans pour suivre le réunificateur. Vafrudnir avait connu une nouvelle jeunesse quand Boldaskr, cet enfant d’à peine une dizaine d’années, s’était présenté. Il ne faisait nul doute pour notre Vaelrys qu’il était bien celui qu’il prétendait.

Et Vafrudnir donna l’ordre de rassembler la harde. Tous ceux en âge de tenir une arme avaient été rassemblés pour partir avec le réunificateur, et après leur départ, il ne restait que quelques vieillards, femmes et enfants à rester sur les terres de l’Yrail. Il ne restait qu’une poignée de chevaux, et le minimum de réserves pour survivre une saison.

Les quelques mois qui suivirent furent extrêmement difficiles. Notre harde avait cherché cet enfant depuis des temps immémoriaux. Il était celui qui devait tous nous rassembler. Et pourtant, nous n’étions plus que quelques uns, abandonnés sur des terres que nous n’avions que commencé à appréhender…

Les vieillards qui étaient avec nous avaient toutefois eu une vie bien remplie, et ils réussirent à apprendre aux plus jeunes à chasser. Ils partagèrent leurs savoirs et leurs expériences. Le sang de notre peuple était fort et même si nous n’étions que des enfants, nous devînmes rapidement de redoutables chasseurs.

Près de dix ans s’étaient écoulés, nous entendîmes les histoires de la guerre que le réunificateur mena contre les royaumes du sud, qu’il avait un objectif, et qu’il mènerait la Harde jusqu’au bout…

Et puis nous virent les survivant revenir vers les plaines… mais aucun de l’Yrail n’avait survécu, ils étaient les plus fiers et avaient défendu le réunificateur jusqu’à leur dernier souffle. Ceux qui espéraient encore voir leur famille revenir ne pleurèrent pas, mais acceptèrent une bonne fois pour toute que leur vie avait changé, et qu’ils devaient regarder vers l’avant.

Les royaumes du Sud avaient été sévèrement touchés, c’est certain, mais la guerre ne s’arrêterait pas là… peu de temps après, c’était les royaumes les plus au nord des hauts plateaux qui remontèrent sur nos terres… et ce qui était autrefois les terres de l’Yrail, que personne ne prenait le risque de fouler sans craindre pour sa vie, fut rapidement envahi. On pouvait voir au loin les chariots de Lorwyn parcourir les plaines sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Nous dûmes donc nous cacher, toujours plus reculer sur ce qui étaient autrefois nos terres. Nous étions obligés de fuir vers l’ouest, vers, ce que nous savions, des terres hostiles, mais où, nous l’espérions, nous trouverions de quoi nous permettre de nous cacher, de nous mettre à l’abri des royaumes du sud qui semblaient déterminés à tous nous anéantir.

Les chariots de Lorwyn nous suivaient; acculés, nous approchions d’un immense gouffre, pensant y trouver un refuge…

Il s’agissait d’un énorme gouffre de vingt mètres de diamètre semblant descendre au plus profond des entrailles de la terre. Nous trouvâmes sur son bord ce qui ressemblait à un chemin et nous commençâmes à descendre.

Peu de temps après, nous sommes, à notre tour, sortis ensemble du gouffre. La guerre allait remonter sur nos terres, cela ne faisait aucun doute, et nous allions avoir fort à faire pour défendre ce qui nous revenait.

Signes distinctifs

Traversant les plaines tel le vent, ils sont habillés très près du corps, braies et gilets en cuir simples, sans fourrures ni fioritures. Ils montent à cru et certains disent qu’ils sont en parfaite symbiose avec leur monture.

Lorsqu’une personne ou animal devient la propriété d’un cavalier de l’Yrail, elle est alors marquée au fer rouge du sceau de son maître.

Les adultes ont un fouet à leur ceinture, pour certains faits avec une peau de serpent, rappelant le mariage de Nogusha Khan avec la Vouive des Olaphs Gerrys.

Organisation sociale

L’Yrail était autrefois dirigée par les plus forts. Et il était de leur devoir d’écouter Nostha, leur Plentyn. Certains de ces principes sont restés.

L’expérience des anciens est ce qui leur a permis de survivre, et pour cela, toutes les personnes âgées sont respectées, sans elles aucun d’entre eux ne serait encore là, et l’ensemble de la harde s’accorde à les écouter, et les aider dans leur vie quotidienne. Ils sont aujourd’hui la mémoire de la harde, et ceux qui s’occupent d’apprendre aux jeunes à vivre dans les plaines.

Religion

Les anciens continuent de garder fidélité à Leiff et à la grande Ost, ceux qui les ont guidé durant toute leur vie.

La grande Ost ne s’est plus jamais montrée, signe que les Golygydds avaient bien trouvé celui qu’ils nommaient le réunificateur.

Economie, secteur d’activité

Il n’y a pas d’économie en tant que telle, tout fonctionne autour du troc, de l’échange de service. Toutefois, chaque prise de chasse appartient à celui qui l’a attrapé. Si quelque chose doit être divisé, il appartient au plus fort de montrer par la force la part qu’il mérite.

La vie est organisée essentiellement autour de la chasse. Les terres de l’Yrail sont riches, surtout pour le petit nombre qu’ils sont.

Personnages importants

Plentyn, Warhu

Il était le plus jeune babanod du plentyn de l’Yrail jusqu’à ce que celui-ci suive le réunificateur avec le reste de la Harde. Il est resté sur les terres abandonnées de l’Yrail avec une vingtaine d’autres enfants, tous âgés de moins de 13 ans, et quelques vieux de la harde. C’était un enfant calme et curieux, qui rapidement apprit des plus anciens pour mener ce qu’il restait de la harde.

Vu par les autres hardes

Les autres hardes ne les considèrent plus, les pensant définitivement anéantis ou presque.

Armes et objets de prédilection

Le fouet, symbole de domination de l’Yrail, est traditionnellement porté en permanence pour tous les anciens de l’Yrail.

GN de l'association ReNainSsance.