Pumed – PA§2

Origine

La Pumed fut la quatrième tribu à quitter les murs protecteurs de Gaer Ectalis. Toutefois, nous choisîmes de ne pas nous éloigner de notre père et de nos frères. Astérelle était la quatrième née de Vaelrys, une femme débonnaire et tranquille, bien que redoutable lorsqu’il était question de défendre les siens.

Tout calmement, elle se dirigea vers l’Ouest, car auparavant quand elle guidait les chèvres de la Cyntaf paître, elle se souvenait de grandes étendues de terres où le soleil était maître, où le vent était chaud et où les collines offraient des vallons, cassant la monotonie du paysage et surtout offrant l’ombre nécessaire à des buissons de baies pour pousser.

Très peu de temps après le départ, Astérelle descendit de sa monture et marcha calmement. On pouvait voir paître un troupeau d’Amaltées, des chèvres curieuses avec une bosse dépassant sur leur dos, connues de tous les habitants du contivent par leur lait, très prisé, car possédant un goût légèrement épicé, et c’est  ainsi que la Pumed trouva ses terres.

Ainsi la Pumed naquit, un semblant de société commença à naître, mais les hommes qui avaient suivi Astérelle mettaient en doute chacune de ses décisions. Elle devait mater cette rébellion dans l’œuf. Elle attendit patiemment que le plus belliqueux d’entre tous l’approche et remette en doute son statut de dirigeante. Pour une fois, chacune de ses amies pu voir dans les yeux d’Astérelle une envie: celle de lui faire manger la poussière. Elle perdit un œil dans le combat, victime d’un coup violent à la tempe, mais elle avait choisi cette perte afin de prendre définitivement le dessus sur son assaillant.

Plus jamais son autorité, ni celle de ses enfants, ne fut remise en question.

Notre harde évolua, les hommes s’occupaient des amaltées en semi-liberté, pendant que nous chassions les mâles libres pour renouveler le sang et le rendre ainsi plus fort. Nous subissions railleries des autres hardes, nous, capables seulement d’élever quelques chèvres…

L’arrivée du réunificateur nous donna une lueur d’espoir, car avec lui et la magie des temps anciens allait revenir Astérelle. Mais ce réunificateur n’apporta que guerre et famine, de nombreuses chèvres furent tuées en son nom et en celui de Leiff sans rien changer à notre condition.

Nous ne sommes pas de grands guerriers, ni de grands conquérants. Nous ne sommes pas entrés en Ventedru les premiers, ni même n’avons-nous dominés les plaines de Malpic, mais nous sommes des golygydds malgré tout, et si parfois nous plions, jamais nous ne nous brisons face à nos ennemis.

Signes distinctifs caractéristiques

Ils portent une sacoche sur leurs dos en forme de bosse en honneur au premier troupeau d’amalthée. Bien sûr, ce que ne savent pas les autres hardes, c’est que cette bosse est bien là pour certains.

Ils ne sont que peu soigneux de leurs accoutrements, toujours poussiéreux malgré toute l’attention qu’ils mettent à se vêtir.

Ils font preuve d’une grande agilité, surtout lors des chasses.

Ils préfèrent se vêtir d’accessoires et vêtements en tissu marron/beige ; en peau à poils mi-longs.

Organisation sociale

En honneur des chèvres Amalthées, toutes les femmes ont un prénom qui commence par un A et les hommes par un V. Simplifiées au maximum, ces initiales, devenues symboles, font référence aux cornes des chèvres.

Ce sont les femmes qui organisent, dirigent et commercent. Ce sont elles qui convoquent les conseils de famille, qui définissent et programment les diverses tâches que chacun doit à la harde.

Les hommes chassent, sont bergers, maraîchers, cueilleurs. Ils érigent les camps et bâtissent si besoin.

Ces sont les femmes qui décident de choisir compagnon et de fonder famille. Les familles vivent sous la même tente, jusqu’à ce que les enfants soient en âge de se reproduire. A ce moment-là, ils se regroupent par sexe dans des tentes distinctes, jusqu’à ce que les femmes choisissent leur futur époux et donc que ce soit leur tour de fonder une famille.

La harde se déplace au grès des saisons (4 fois, donc), les amalthées vivant en semi-liberté.

Religion

Bien qu’issue de la Cyntaf, la vie de la harde au milieu des plaines de l’ouest a poussé ses membres à vénérer Mapun, Ninen et Nenin.

Leiff le guérisseur

Il est celui qui soigna Astérelle, celui qui lui rendit la vue, celui qui lui permit d’avoir des enfants.

Betse

Fille de Leiff, elle est vénérée par les parents lorsque ceux-ci perdent un enfant.

Mapun

Dieu de la force, il est représenté avec des cornes et d’énormes attributs masculins. Afin d’acquérir sa puissance, une cérémonie de dégustation de testicules de bouc est faite à chaque nouvelle lune.

Ninen et Nenin

Ils considèrent Ninen et Nenin comme les aspects masculin et féminin. Les cérémonies sont toujours à base de Llyerd, la meilleure cuvée de l’année, et d’orgie.

Economie, secteur d’activité principale

Ils vivent essentiellement de la revente du lait des chèvres. Il est de renommée au-delà des hautes plaines de l’ouest pour son goût et ses propriétés organiques (renforce les morphologies faibles ou affaiblies). La fermentation du lait, le transforme en un nouveau breuvage le  lyerd, connu pour son goût prononcé et épicé.

Ils font tanner leurs peaux à Gaer Ectalis, mais en font rarement le commerce, ils les gardent préférentiellement pour se vêtir ou arranger leurs campements.

La vente de la viande de chèvre s’effectue lorsqu’il y en a trop ou en échange contre d’autres denrées.

Personnages importants au sein de la harde

Plentyn (Valkbelz)

Parce qu’il fallait un homme pour commander les autres mâles de la harde. Enfin, commander, plutôt appliquer les ordres de la Vaelrys. Individu à la stature moyenne, c’est son incroyable charisme, agissant sur toutes et tous, qui lui permet d’être celui qu’il est et d’avoir la juste place qu’il mérite.

Vaelrys (Azmodelle)

Elle est celle qui dirige. Femme de tête, dont la force mentale lui apporte pouvoir de conviction et force physique. Peu encline aux bavardages, il est dit qu’elle aurait en elle la capacité de reconnaître les lieux propices à l’installation de la harde lors de ses déplacements saisonniers.

L’organisation qu’elle maintient en place est inhabituelle par rapport aux autres hardes. Elle le sait, mais elle fait le nécessaire pour la conserver quoi qu’on en dise à Gaer Ectalis.

Perception de la harde par les autres hardes

Nous sommes considérées comme étant le grenier de la Cyntaf, comme étant des femmes débonnaires et peu enclin à protéger notre territoire. Pourtant nous sommes des golyggydds et nous n’avons rien à envier à aucun d’entre eux.

Armes et objets de prédilection

Petite gamelle/louche pour recueillir le lait des amalthées si besoin, ainsi qu’une gourde en cuir remplie de lait.

Arme : la force des muscles aidée par la force de l’esprit ( la force de conviction) est l’arme préférée.

Bolas / entraves pour les hommes.

GN de l'association ReNainSsance.