Tombelhiver

Tombelhiver

Tombelhiver est le royaume des sources chaudes et des geysers. Partie la plus septentrionale des Hauts Plateaux, elle est de ce fait la plus exposée au froid des Montagnes Jumelles. La faune et la flore ont pu, grâce aux sources chaudes, se développer dans cet endroit où la neige est régulière. Le mauvais côté des sources est leur résurgence : les geysers.

La plaine bouillonnante est une étendue désolée où les geysers explosent de manière fréquente et régulière et où nulle vie n’a pu être aperçue jusqu’à ce jour.

Origine

Cela fait maintenant près d’un millénaire que Vélimacus choisit le loup, symbolisant parfaitement sa fierté et sa beauté reconnues par tous. Le loup majestueux partit vers le nord, suivi de près par Velimacus et sa tribu. Plus ils avançaient, plus le froid se faisait mordant. Mais le loup, désormais à la tête d’une véritable meute, faisait en sorte que son humain ne meure pas en route. Il était régulier que les loups apportent à Velimacus des cadavres d’animaux frais afin qu’ils puissent se servir de la fourrure pour se réchauffer et de la viande pour se nourrir.

Après quelques jours de marche, une chaleur humide, quasi-étouffante commença à se faire sentir. L’Alpha s’arrêta alors aux frontières d’un endroit désolé, d’où Vélimacus pouvait entendre les résurgences de la terre, sous la forme de grondements sourds suivis de pluies brûlantes et acides. Le cri du loup finit de sortir les hommes de leur torpeur. Fallait-il vraiment vivre ici ? Plus le cri se faisait puissant, plus les grondements telluriques se faisaient entendre.

Les cris entraînèrent une fracture de la terre à l’endroit le loup naquit. Velimacus eut à peine le temps de récupérer le louveteau et ainsi entrevoir les merveilles des entrailles de la terre, tel ce minerai scintillant.

Groundemont fut érigé sur cette faille, et l’homme commença alors à récupérer le fer de la terre toujours plus profondément.

Les loups et les hommes se révèrent avec une crainte non-dissimulée, l’homme apporte régulièrement des offrandes et le loup protége la plaine bouillante créé depuis, des incursions d’autrui. Depuis plusieurs décennies et dans un désir d’apaisement, les Maitres de la matière ont décidé de construire deux statues à l’effigie de Zael et Miemeth dans la plaine bouillonnante, à l’endroit même où le loup a donné naissance.

Tombelhiver a été idéalement placé, avec une frontière commune avec trois pays, il peut être la porte ouverte aux échanges commerciaux… Si seulement ! Ce que l’on peut rapidement noter, c’est que les gens de Tombelhiver ne sont pas très forts pour se faire des alliés.

En effet, leurs voisins du nord, les golygydds adorent faire des raids parmi eux et leur voler des civils pour en faire des esclaves. Il va de soi qu’ils sont reçus avec tous les égards qui leurs sont dus, voire même quelques suppléments en guise de compensation pour le déplacement. Mais malgré cela, les voisins des hauts plateaux ne sont guère plus appréciés. Autrefois, les échanges avec les transporteurs de Ventedu étaient nombreux… Mais il y a quelques années, la caste des chariotteurs a tenté de monter une arnaque assez colossale, ce qui a plus ou moins gelé les trajets entre les deux nations à l’échelle des Etats.

Ormsaint et ses mestres sont également froidement accueillis d’un point de vue diplomatique. En effet, le prosélytisme religieux des mestres n’était déjà plus à démontrer, et les prêtresses et hauts prêtres ont décidé que c’était une chose qui n’avait absolument pas sa place parmi le peuple du loup.

Au final, le seul voisin avec lequel les échanges sont cordiaux, à défaut d’être amicaux, est Malpic. En effet, ceux-ci envoient régulièrement leurs criminels purger leur peine comme esclaves dans les mines de Tombelhiver, ce qui arrange tout le monde, la main d’œuvre venant toujours à manquer.

Signes distinctifs

Ils arborent de nombreux objets de métal forgé : fibules, pendentifs ou broches. Ils s’habillent chaudement de fourrures.

Les guerriers sont les seuls d’Erheness à porter des cottes de mailles, qui doivent notamment leur avènement à la guerre contre les golygydds.

Le besoin de repentance les a poussés à porter un cilice plus ou moins serré en fonction de leur croyance, la plupart du temps il est visible.

Organisation sociale

Le Royaumes se composent de plusieurs mines ou cités, dont la dirigeante est celle qui a fourni le plus de fer pur dans la décennie, pour la construction des statues de repentance. La dernière en date est encore et toujours Groundemont.

Celle qui en a fourni le moins a des pénalités d’esclaves pouvant aller jusqu’à 10% du cheptel, et parfois pioché directement parmi la population « libre » si les pénalités infligées sont lourdes.

A l’intérieur des mines se trouvent les contremaîtres qui dirigent ; les maîtres de la matière, prêtre-forgerons qui transforment le métal en fer pur ; les mineurs qui participent au fonctionnement et à la survie de la mine ; et les esclaves qui extraient le minerai au fond de la terre.

Religion

Zael est le pourvoyeur des merveilles, à la fois créateur et destructeur. C’est le façonneur de monde. Il est craint et respecté car chaque chose en ce monde doit être issu de sa volonté. Il n’est ni bon ni mauvais et fait disparaître ses créations au grès de ses envies. Zael est un dieu industrieux et acharné. Son seul but est le perfectionnement de son art, et c’est par le perfectionnement de soi qu’on le sert le mieux. Tombelhiver et ses Maîtres de la matière ont su élever à un niveau au-dessus de tous les autres peuples, leur croyance et leurs compétences. Zael est toujours représenté comme un homme de faible taille, mais de grande constitution, une barbe enflammée s’allongeant sur son torse, travaillant à forger avec un marteau et une enclume au milieu d’un lac de lave.

Les temples qui lui sont dédiés, sont souvent souterrains, la plupart du temps de petite dimension, ils comprennent toujours un atelier dont les produits sont généralement vendus au fidèles. Le clergé est réservé aux hommes, et sa hiérarchie basée sur l’âge. Les temples, regorgeant de matières premières et d’objet de qualité, sont bien gardés.

Les croyants accordent toujours une ou plusieurs prières avant et après le travail.

Miemeth travaille sur son métier pour réaliser le tissu qui lie les destinées. Miemeth est une déesse de bonté, de savoir, et de compassion. Elle sait rester secrète et mystérieuse, les faveurs qu’elle accorde à ses croyants sont faites pour leur faciliter la vie. Elle peut être bonne et miséricordieuse, mais peut aussi, sur sa seule volonté, initier durement et douloureusement ceux qui ne sont pas consentants. Elle est représentée comme une femme d’un âge indéterminé, assisse devant son métier à tisser, avec une larme qui coule sur sa joue, symbole de sa compassion envers ceux dont le destin est trop dur.

Les temples de Miemeth sont dans les faits les écoles qui sont dans chaque mine. Chaque institutrice est prêtresse.

Les Maîtres de la matière sont les prêtres spécifiques à Tombelhiver, de Zael et Miemeth. Ils se considèrent largement au-dessus des autres prêtres de ces dieux présents dans les autres Royaumes.

Economie, secteur d’activité principal

Ils travaillent le métal et maîtrisent l’art de la forge comme celui de l’orfèvrerie. Les autres royaumes regardent avec envie les ornements de joyaux, ou encore les volutes en fer forgé que les artisans de Tombelhiver sont capables de faire. Et même s’il arrive encore que certaines pièces soient en fer pur, une sorte d’alliage inaltérable dans le temps, elles sont plus que rares, et certaines personnes seraient prêtes à tuer pour en posséder.

Les esclaves, dont les contremaîtres font parfois le commerce, sont considérés comme s’ils n’étaient qu’un équipement comme un autre. Malpic, principal fournisseur d’esclaves y envoie ses criminels pour purger leur peine, les deux partis y trouvant leur compte.

Personnalités importantes

Le Contremaître de Groundemont

Jocelyn Velimacus est le dirigeant de Groundemont et de fait du Royaume de Tombelhiver depuis maintenant presque dix ans. Son père lui a laissé les rennes de la mine juste après que celle-ci soit désignée pour être de nouveau la mine dirigeante du Royaume. Mais tout va de mal en pire car les quantités de fer pur que la mine a pu fournir depuis ont été quasi divisé par dix.

Le Mater Magister

Asbjorn Sorensen, à la tête du clergé depuis maintenant quarante ans, il a toujours conseillé le contremaître de Groundemont pour diriger le Royaume de Tombelhiver. Pourtant, depuis quelques temps, son statut est remis en question quant à sa neutralité pour l’accession des mines du royaumes au rang de mine dirigeante.

Les responsables des travaux des statues

On retrouve à la tête de ce chantier divin, le frère et la sœur Moller : Geir, prêtre-forgeron reconnu pour sa grande capacité à manipuler le fer-pur, et, Astrid, sœur-tisserande grandement appréciée pour ses qualités de meneuses et sa gestion des convois de ravitaillement.

Perception du royaume par les autres royaumes

Tombelhiver est un Royaume réputé pour la rudesse de son climat autant que pour celle de ses hommes. Les problèmes de Tombelhiver peuvent essentiellement se résumer au manque de main d’œuvre disponible pour effectuer des travaux ingrats, il n’est donc pas rare que certains Royaumes envoient leurs prisonniers purger leur peine dans les mines de Tombelhiver en échange de quelques objets manufacturés.

Armes et objets de prédilection

Pour combattre des cavaliers il faut se munir de lances, et pour résister aux flèches une cotte de mailles au maillage serré fait des merveilles. Une fois au sol, il faut empêcher les ennemis de se relever sans les tuer, un coup de morgenster sur les jambes enlève cette envie de fuir, et bien que n’étant pas utilisable tout de suite comme main d’œuvre dans les mines, ces esclaves sont bons pour des travaux de forge.

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