Ormsaint

Ormsaint

Ormsaint est le royaume de la forêt torturée, torturée par les âmes des défunts, morts sur les champs de bataille pour des raisons depuis longtemps oubliées. C’est depuis cette forêt que les ancêtres des familles royales ont suivi les « Animaux Choisis » qui figurent aujourd’hui sur leurs blasons. C’est un endroit à la fois révéré, protégé et craint. La forêt est grisâtre, terne, presque sans vie, comme les animaux et les plantes qui y vivent. Les seules touches de couleurs qui peuvent être aperçues à la tombée de la nuit ou au lever du soleil, sont les feux follets verdâtres qui apparaissent de manière inattendue. Les pentes du vallon menant à la forêt sont plutôt verdoyantes, et l’on peut trouver une arche à chaque endroit où les « Animaux Choisis » ont quitté la forêt.

Origine

Située au centre des royaumes des hauts plateaux, Ormsaint est une ancienne colonie Gollyggyd, terrain de jeu préféré des cavaliers pour leurs rapines

Les anciens dieux, sentant leur pouvoir s’affaiblir faute de croyants et de dévots, séparèrent les hommes des hauts plateaux en plusieurs royaumes et leur confièrent la lourde tâche de recréer une civilisation. Par une nuit noire, les anciens dieux choisirent dix personnes qu’ils considéraient comme les plus aptes à guider leur peuple. C’est ainsi que depuis la plaine principale se sont dispersés les élus choisis par le Hérault, chacun chassant et traquant leur animal.

Galan, celui qui choisit l’araignée, n’eut nullement besoin de se déplacer, l’araignée tissant sa toile à même le sol à peine les autres animaux dispersés. Galan imagina alors un moyen de protéger celle-ci. Il allait construire une forteresse octogonale et conserver en son sein toutes les informations sur les autres animaux telle une toile d’araignée qui englue ses proies.

Aujourd’hui enclavé entre Ventedru à l’ouest et Valcourbe à l’est, Ormsaint a toujours été une terre convoitée pour la fertilité de son sol. Ses habitants sont considérés comme les gardiens du savoir des animaux et des autres royaumes. Ses forêts grisâtres et sans âmes, sont encore aujourd’hui citées comme lieu de punition pour les enfants.

Signes distinctifs

Les habitants d’Ormsaint vivent reclus dans ce que l’on pourrait appeler des monastères. Ils ont une couleur de peau assez pâle. Etant donné leur activité de copiste ou de fabriquant de cordes, ils passent la plupart de leur temps sans voir le soleil.

Les hommes sont constamment vêtus de noir et les femmes de blanc et chacun possède son chapelet personnalisé et coordonné (blanc ou noir).

Tous les lieux possèdent un réseau de cordes avec clochettes pour communiquer entre les maisons et entre les gens à la manière d’une araignée qui ressent les vibrations de sa toile.

Organisation sociale

Ormsaint est composé de plusieurs villages, que certains nomment monastères ou abbayes. Ils ont pour caractéristiques particulières d’être des villages composés de maisonnées en pierre, et sont parfois fortifiés car la connaissance se doit parfois d’être protégée. Chaque village est autosuffisant, ayant ses propres bêtes à élever et ses propres champs à cultiver.

Murk Kasulik est dirigé par le Grand Mestre, lui-même désigné par un conclave de mestres des différents monastères, suite au décès du précédent. Cela peut être une femme ou un homme, tout le monde est sur un pied d’égalité car tout le monde est égal face à la mort. Murk Kasulik est le plus grand village d’Ormsaint, ce monastère a été construit proche de l’arbre où l’araignée a pondu.

Le Grand Mestre dicte les lois du Royaume et s’appuie sur plusieurs grandes castes présentes en Ormsaint. Les gardiens du savoir, spécialisés dans la recopie des écrits provenant de tous le contivent, dirigé par un mestre copieur. Les gardiens des arches, qui connaissent la forêt d’Ormsaint comme leur sacoche, ils sont chargés de surveiller les frontières du Royaume.

Les tisseurs de cordes, avec à leur tête un Mestre des cordes, ils travaillent à maintenir le réseau de corde inter-monastères ; ils ont tellement l’habitude de travailler les cordes que certains leur prêtent la capacité de tisser le fil de soie des araignées.

Toute personne désireuse de vivre en Ormsaint doit se rendre dans un monastère, et au minimum copier trois livres par an.

Religion

Ormsaint vénère principalement Azuroth et Miemeth.

Azuroth est garante de l’équilibre du monde. Elle abrège les vies et décompose les cadavres afin de dégager l’âme des défunts et les accompagnent dans les limbes, son royaume. Elle est là pour couper le fil de chaque être vivant sur Erheness. Elle fauche la vie et veille jalousement sur les âmes des morts, elle est à la fois bourreau et pleureuse. Ses temples sont nombreux en Ormsaint et l’on trouve généralement un bassin au centre du chœur. Les rites entourant les décès sont nombreux. Les fervents d’Azuroth font preuve d’un prosélytisme poussé, arguant que leur déesse est le symbole de la mort présente en tout endroit d’Erheness. Il leur arrive même de vouloir officier lors de cérémonies qui ne sont pas dédiées à Azuroth mais qui célèbrent un enterrement.

Partout en Ormsaint, et pour tous ses ressortissants, est célébrée la mort du jour chaque soir.

Miemeth est une déesse de savoir, et de compassion. Miemeth travaille sur sa desserte pour graver le bois qui sert d’archives aux destinées. Elle sait rester secrète et mystérieuse et les faveurs qu’elle accorde à ses croyants sont faites pour leur faciliter la vie. Elle est représentée comme une femme d’un âge indéterminé, assise devant son établi, des copeaux de bois jonchant le sol, avec une larme qui coule sur sa joue, symbole de sa compassion envers ceux dont le destin est trop dur. Peu de temples sont présents pour louer Miemeth, cependant toutes les bibliothèques lui sont dédiées.

Economie, secteur d’activité principal

Le royaume d’Ormsaint est considéré comme le meilleur fabriquant de corde (navire, échelle…), ses tisseurs sont réputés sur tout le contivent. Mais cela n’est pas la seule activité des tisseurs, ils sont aussi capable de faire des étoffes de toutes beauté recherchées par les plus hauts dignitaires pour celles présentant les motifs les plus complexes.

Leur économie est également liée à la vente et au commerce de l’information, leurs traités, livres, cartes se monnayent à prix élevé.

Le royaume est en étroite relation avec Ventedru et ses chariotteurs, ainsi qu’avec Valcourbe et ses capitaines de bateaux-écluses.

Personnalités importantes

Le grand mestre

Ilroï de Ferbois est le grand mestre actuel. C’est un homme bon et intègre. Ancien tisseur, il a développé le commerce avec Valcourbe et permis que des comptoirs de copieurs soient créés dans tous les royaumes. Aimé par son peuple, il a fait perdurer le legs de ses aîeux en donnant à Ormsaint une véritable identité au-delà d’être le sacro-saint lieu de départ des animaux ancestraux.

Le mestre copieur : Tandir de Malsac

Fraîchement promus, la fougue de la jeunesse et ses compétences innées d’organisation lui valurent d’être nommé le plus jeune mestre copieur. Il accompagne le grand mestre dans ses déplacements lorsque l’ouverture d’un comptoir est possible. Quitte à se faire railler par les anciens, le grand mestre place beaucoup d’espoir dans les qualités de son mestre copieur.

Le mestre des cordes : Emahor

Proche conseiller du grand mestre, le mestre des cordes est un homme âgé dont l’expérience en matière de tissage est exceptionnelle. C’est en grande partie grâce à lui qu’Ormsaint jouit d’une notoriété sans égal. Si parfois l’on considère qu’il est rude avec ses hommes, il n’en demeure pas moins un excellent commerçant.

Perception du royaume par les autres royaumes

Ils sont considérés comme les gardiens du savoir, ceux qui doivent être consultés lorsque l’on recherche une information concernant les autres royaumes.

Bien qu’ils remettent toujours en cause la légitimité des autres cultes de pouvoir s’occuper des funérailles de leurs fervents, arguant que si un dieu venait à mourir c’est forcément Azuroth qui serait venu le chercher pour l’emmener dans son royaume, il n y’a pourtant aucune animosité à leur encontre.

Armes et objets de prédilection

Un chapelet de billes qui peut être détaché et utilisé comme lance-pierre. Ils ont également souvent sur eux, un tube contenant parchemins, encre et plume. Ils arborent fièrement les étoffes de leur pays, ainsi que des entrelacs de cordes reliant leurs habits et leurs membres.

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