Hauteherbes

Hautesherbes

Hautesherbes est le royaume sylvestre. C’est une forêt dense et humide qui recouvre la majeure partie de ce royaume, les animaux se servent de ce bois pour se cacher des plus gros prédateur de la plaine, mais le plus dangereux de tous est à l’intérieur. Les hommes vivent en harmonie avec la nature, chassent en meutes et vivent comme des ermites. Le bois est très humide, et le sol est souvent recouvert de mousse. Bien que de nombreux animaux vivent dans le bois, certaines espèces ont trouvé refuge dans la canopée. La lisière de la forêt est quelque peu inquiétante notamment par la présence de certains animaux et leur manière de chasser à l’affût.

Origine

C’était il y a déjà un millénaire. Mille années que l’élu Parlois s’est reconnu dans la force et la détermination du sanglier. Le couple nouvellement créé, fonçant droit devant lui, déterminé, força les membres de la tribu à les suivre à un rythme effréné. La cadence du sanglier était dure à suivre mais Parlois aussi entêté que lui, forçait les siens à continuer. Il relevait les plus faibles ne pouvant plus mettre un pied devant l’autre, il portait même les enfants lorsque ceux-ci était à bout de force.

Quand l’animal pénétra dans une immense forêt, Parlois n’hésita pas un seul instant. Si le sanglier préférait cette terre, il s’y adapterait. Ces arbres dégageaient une aura si mystérieuse, si sombre que certains parmi son peuple frémirent, mais aucun ne recula. Ils finirent par s’y engouffrer à leur tour, le sanglier les menant au cœur de la forêt près d’une petite étendue d’eau. Se tenait là un vieil arbre avec un trou béant. Le sanglier s’y installa enfin et c’est en ces lieux où naquirent trois marcassins. La clairière de Torénian, le symbole druidique le plus puissant, venait d’être découverte par Parlois.

Tout était alors à construire. Les gens de Hautesherbes grandirent et prirent place dans la forêt qui était maintenant leur territoire. Vivant dans un endroit peuplé d’arbres et de mystères, leurs prières se tournèrent instinctivement vers les trois divinités terrestres, les sœurs de la destinée, à la fois femmes de mort et porteuses de vie. De ce fait, une certaine amitié avec leurs voisins de Vertebutte se créa. En effet, une antique cérémonie propre aux deux peuples existait déjà à cette époque, et elle perdure encore maintenant.

Cette culture commune ainsi que des échanges réguliers avec le pays voisin laissent entre eux une alliance solide et intégrée par tous. Bien qu’étant deux peuples différents, ils restent perçus comme de lointains cousins, différents mais pas hostiles, contrairement aux gens de Malpic et leurs aigles hautains et violents. Ceux-ci ont notamment tenté d’étendre leur territoire de chasse au travers des forêts de Hautesherbes.

L’outrage de Malpic ne pouvait être toléré, et ce fut une guerre acharnée qui se mit en place, jusqu’à ce qu’ils s’en retournent dans leurs montagnes. Cependant, les relations avec cette nation restent compliquées, et la consigne par défaut lorsqu’on voit un homme de Malpic dans les forêts de Hautesherbes reste toutefois de perdre une flèche dans sa direction. Actuellement, l’ambiance au sein des forêts est plutôt morose. De plus en plus de femmes naissent sans la moindre ombre d’un héritier mâle. En outre, la forêt se fait de plus en plus sombre, l’air de plus en plus lourd, et surtout, les sangliers géants, considérés pour les plus grands comme des demi-dieux se font de plus en plus rares. Les druides en sont extrêmement inquiets, et cette tension se répercute sur les femmes qui depuis toujours subissent en silence.

Signes distinctifs

Les hommes comme les femmes portent des tenues en fonction des saisons, orange sombre et noire l’hiver, et orange chatoyante et vertes l’été. Seuls les hommes portent des bijoux en bois, en os ou pierre taillée plus ou moins travaillé et visibles selon leur importance sociale.

Les femmes portent leurs cheveux très longs et toujours nattés parfois avec des feuilles ou des fleurs entremêlés dans leur coiffure. Les femmes mariées quant à elles, doivent porter un léger voile sur leur chevelure par respect pour leur époux.

Organisation sociale

Il y a plusieurs petits tertres disséminés dans toute la forêt, le Chéad Parlois et sa famille vivent quant à eux à l’intérieur de Torénian et entretiennent ainsi à la fois la structure de la vie mais également la couche du sanglier. Chaque tertre a son chef qui, s’il doit rendre des comptes, ne le fait qu’au Chéad Parlois. Tous les druides se réunissent en conseil deux fois par an pour aborder les sujets importants, décider qui formera l’escorte qui se rendra en Vertebutte pour le rituel, et choisir les nouvelles dédiées lorsqu’elles ces dernières trépassent.

La société de Hautesherbes est une société entièrement patriarcale basée sur les druides. Les hommes-druides possèdent trois femmes à l’image des  trois Sœurs de la Destinée. Les druides offrent en effet leurs filles à marier pour construire ou consolider des alliances. Toutefois, il ne suffit pas de la prendre comme courtisane, il faut la marier.

La question des hommes et des femmes est assez cruelle en Hautesherbes. En effet, une femme n’a pas d’existence au sens humain. Elle appartient à son mari ou son père de façon absolue et indiscutable, à lui de gérer sa vie et sa couche comme il le souhaite.

Les femmes quant à elles ne sortent que peu de chez elles. Leurs cheveux sont constamment nattés, puis nattés et voilés lorsqu’elles sont données à leur futur mari. Il arrive qu’il y ait cependant une exception. En effet, il arrive qu’une femme rencontre un voyageur ou un maître-chasseur et ait un enfant mâle avec lui. Lorsque cela se sait, l’opprobre est jeté sur elle, et ses cheveux sont coupés en signe de déshonneur visible pour tous. L’enfant quant à lui est conservé et élevé comme serviteur et chasseur pour le tertre.

Religion

Le peuple des druides vénère les trois Sœurs de la Destinée :

Tout d’abord Talith, appelée la grande génitrice, elle symbolise la fertilité. Particulièrement vénérée par les femmes et les paysans, elle a le don de donner la vie et d’ensemencer les terres. Il est dit que de ses jambes coulent les flots fertiles qui viennent irriguer les terres. Talith est à l’origine de la vie, elle la donne ne connaissant ni la haine ni la pitié, elle est une partie du cycle.

Viens ensuite Miemeth, connue sous le nom de la tisserande, elle travaille sur son métier pour réaliser le tissu qui lie les destinées. Elle peut être bonne et miséricordieuse, mais elle peut initier durement et douloureusement ceux qui ne sont pas consentants, sur sa seule volonté.

Enfin, la plus crainte de tous, Azuroth, connue également sous le nom de la pourvoyeuse d’âmes, est garante de l’équilibre du monde. Elle abrège les vies, décompose les cadavres afin de dégager l’âme des défunts et les accompagne dans les limbes. Elle représente la mort et la miséricorde.

Economie, secteur d’activité principal

Hautesherbes est connue pour sa connaissance de la faune et la flore et des décoctions soignants les maux les plus courants comme les plus rares. En outre, les capacités de divination des dédiées sont réputées, et certains dirigeants sont prêts à faire le voyage et payer très, très cher pour en apprendre plus sur leur avenir. Enfin, les maîtres chasseurs et l’abondance des forêts font que gibiers et peaux se vendent assez bien, pour peu que l’on ne chasse ni ne fasse commerce de la dépouille des familiers.

Personnalités importantes

Le Chéad, Elias Parlois

Désigné par les dédiées il y a maintenant près de cinq ans, il est réputé pour son savoir-faire dans ses décoctions lui permettant ainsi de parler presque librement avec les Sœurs de la Destinée et connaître ainsi l’avenir du contivent. Il est également connu pour changer régulièrement de femmes suite à la mort prématurée de celles-ci. Il n’a pas encore d’enfant mâle à qui il pourrait enseigner son art.

Les trois dédiées

Théodora, Mélissandre et Abdonise, respectivement vingt-quatrième, vingt-septième et trentième femmes d’Elias, sont les représentantes des Sœurs de la Destinée. Elles se serrent les coudes et prennent soins l’une de l’autre ; elles craignent par-dessus-tout que l’un d’entre elles devienne un jouet désuet du Chéad, entrainant ainsi son rappel vers Azuroth. Elles ont chacune enfanté pour Elias sans toutefois lui donner ce qu’il voulait.

Gondebaud, maître-chasseur du Chéad

Seul homme non druide à pouvoir s’approcher de la clairière de Térénian, il est également le seul que tolère le Chéad à s’approcher de ses femmes.Il doit par contre être habillé et coiffé comme une femme pour que ses dernières ne soient pas tentées une fois de plus. Il a acquis une solide réputation de guérisseur et s’est souvent que d’autres druides font appel à lui pour soigner quelques animaux quand leur savoir ne le leur permet pas, mais aucun druide n’avouera avoir fait appel à lui.

Perception du royaume par les autres royaumes

Peuple assez renfermé sur lui-même, avec leurs familles nombreuses et leurs femmes à l’apparence mystérieuse. Les druides sont considérés comme des êtres incestueux, et mis à part à Taleseaux où le commerce des enfants est très lucratif dit-on, ailleurs ils sont plutôt regardés d’un œil mauvais. Le mysticisme qui entoure leur connaissance fait que leurs voisins les évitent, ou ont en tout cas beaucoup d’a priori sur eux.

Armes et objets de prédilection

Leurs armes favorites sont l’arc, très utile pour la chasse, ainsi que le coutelas ou la serpe pour ramasser les herbes, plantes et traiter le fruit de la chasse.

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